Dans la première partie de mon raisonnement j’ai énoncé l’hypothèse d’une deuxième équation qui relierait la fonction emploi (e) aux variables demandeurs (d) et offreurs (o) d’emplois. Pour faire apparaitre les variables de la première équation (b pour les besoins et r pour les ressources disponibles) à celles de la seconde. Dans cette logique, on pourrait exprimer la variable d en fonction de la variable b, la variable o en fonction de la variable r ; de cette façon, il sera possible de déterminer, avec exactitude, les facteurs qui influencent, réellement, l’aggravation du chômage dans notre pays selon le principe que tout système de n équations à n inconnues admet, forcément une solution.
Maintenant, comme certains me l’ont fait remarquer, on peut être tenté de se demander quel peut bien être le lien entre les mathématiques et la lutte contre le chômage ?
Mais, auparavant, permettez moi de vous dire que la première équation que j’ai énoncée (e = b-r) n’est qu’un postulat (une affirmation prise pour vraie sans avoir à la démontrer) et la seconde que je n’ai pas énoncée n’est que pure conjecture (dans le sens de la conjecture de Poincaré ou de Fermat).
Le premier avantage à faire appel aux mathématiques pour mieux lutter contre le chômage dans notre pays se trouve dans la nature, même, de cette discipline : décrire parfaitement une réalité imparfaite et être capable de faire des prédictions.
Le deuxième avantage réside dans l’obligation qui découlerait d’une telle option : collecter les faits, les chiffres et élaborer une statistique plus précise pour faire de la problématique du chômage une non fatalité et l’inscrire dans un déterminisme plus rassurant pour l’avenir.
Le troisième avantage est d’amener la sérénité dans le débat sur le chômage, donc de faciliter le rapprochement des fils et filles de ce pays pour sortir des débats doctrinaux et, horriblement, antagoniques.
Et, enfin, le quatrième et dernier avantage est, comme l’a dit un des lecteurs de la première partie de mon article, changer d’optique, avoir un angle différent mais, surtout, amener dans le débat, des personnes, de valeur, que sont, en particulier, les mathématiciens et en général, les scientifiques de notre pays qui, trop souvent, sont absents des grands débats nationaux alors même que le cœur de leur métier reste de trouver des solutions. Tout simplement.
Pour terminer, je vous expose deux théories
Théorie 1 : le chômage est une problématique qui se nourrit de notre ignorance des paramètres qui la sous-tendent. S’il apparaît si difficile de trouver une réponse adéquate au problème du chômage ce n’est pas que les uns et les autres refusent de faire ce qu’ils doivent faire mais, tout simplement, parce que ni les uns, ni les autres ne savent, trop souvent, pas ce qu’il faut faire.
Théorie 2 : parmi ce qu’il faudrait que nous fassions, justement, il y a, je crois, la responsabilisation des chercheurs d’emplois et la valorisation des entrepreneurs (les offreurs d’emplois). Comment pourrions-nous, en effet, penser, un seul instant, sortir de l’enfer du chômage si nous continuons de renforcer notre jeunesse dans l’idée qu’elle est une victime, que l’on doit faire pour elle, que tous les entrepreneurs sont des arnaqueurs ou des escrocs, des profiteurs ou que toute entreprise est, forcément, suspecte, dès lors qu’elle ne vienne pas des colonisateurs d’hier ?
Pensons y
Tamba Danfakha